car
.
Dans le Rêve : Album de 10 pages et frontispice 1879, tirage 25 exemplaires
.

.
frontispice 16.5 x 11.5 cm
.

.
.

.
.

.
La Roue
.

.
Les Limbes
.

.
.

.
Le Gnome 27.2 x 22 cm
.

.
Mephisto
.

.
Vision 27.4 x 19.8
.

.
Triste Montée 26.7 x 19.9 cm
.

.
Sur la Coupe 24.4 x 16 cm
.
« En 1876, Redon se passionne pour la lithographie; son désir de réaliser une suite de planches inspirées des « Pensées » de Pascal, auteur qu’il affectionne particulièrement, n’y est sans doute pas étranger. Si ce projet n’aboutit pas, Redon qui souhaite multiplier ses dessins persévère dans sa découverte de la lithographie. En 1878, grâce à Fantin-Latour, il s’initie à la technique du papier report; l’année suivante, sa première œuvre Dans le Rêve est publiée.
Cet album de dix planches est un « recueil de quelques pièces anciennes variées, mais dans lequel, prenant goût au procédé nouveau », Redon a fait pour le terminer « de la lithographie de jet. Le titre me vint tout de suite », écrit-il à André Mellerio, « et désignait mon atmosphère personnelle dans l’ambiance à ce moment-là. (On lisait l’ « Assommoir » et les impressionnistes avec Degas avaient déjà fait une large trouée, à la suite de Zola)
Cet album est peut-être l’un de mes préférés, parce qu’il est façonné sans aucun alliage de littérature. Le titre de Dans le Rêve n’étant en quelque sorte qu’une clé d’ouverture… » (Lettre de O. Redon à A. Mellerio, le 21 juillet 1898, in Lettres, 1923, p. 30).
Aboutissement des recherches entreprises par Redon après 1870, cet album est selon Mellerio « un des plus complets et des plus curieusement étrangers et pourrait servir en raccourci de prototype à toute l’œuvre redonesque » (Mellerio, 1913, p. 108).
La facture et la technique définitives s’y affirment avec force. Redon, maître de son art, offre une succession de créations hallucinantes, visions matérialisées des rêves. Sans transition, les images accusées, déformées et irréelles se succèdent. Redon passe d’un sujet à l’autre subitement, avec spontanéité, ce qui est propre au rêve. Il nous communique ses visions sans artifice cherchant à nous associer (et non nous suggérer) à ses sensations et ses visions. « Quand nous feuilletons l’album, une impression s’en dégage aussitôt. C’est combien il répond pleinement à son titre. Nous sommes vraiment… arrachés à notre vie habituelle… pour être transportés dans le rêve, dont l’atmosphère imprécise et vague se prolonge à l’infini » (Mellerio, 1923, p.10). »
.
Source : Roseline Bacou, catalogue exposition Bordeaux 1885
.




























































